On oublie bien souvent que les musiques électroniques sont le fruit de l’expérimentation sonore. La recherche d’un langage musical, des essais technologiques, le détournement de l’utilisation habituelle d’un instrument… autant de thèmes et d’arguments qui nous ramènent à une face complexe, parfois dense et méconnue de cet art, se situant bien loin (tant dans la fonctionnalité que dans le temps d’ailleurs) des dancefloors et des “pousseurs de disques” actuels. Réduisant les musiques électroniques à leur plus simple appareil (un traitement sonore brut), Daniel Lopatin alias Oneohtrix Point Never nous propose ce voyage dans le temps avec Replica, son sixième album.
Difficile, à la première écoute, de ne pas considérer ça comme un joyeux bordel ambiant. Ces quarante minutes méritent en effet une oreille attentive et un souci du détail. Les bricolages du new yorkais nous intriguent, rebutant les oreilles moins audacieuses mais incitant les plus curieux à se replonger dans ces dix titres. Une deuxième écoute qui nous renverra aux travaux de Tangerine Dream ou à redécouvrir les premiers Kraftwerk.
Plus loin encore, la musique concrète pourra être évoquée avec “Sleep Dealer” ou “Nassau”. Comment ne pas aussi penser à Brian Eno ou à Edgar Froese avec “Andro”, “Submersible” ou “Power Of Persuasion”. Un moment clef, amenant un peu de légèreté dans cette masse compacte ; le titre “Replica” avec son piano devenant aussi attirant que dérangeant. Si dérangeant qu’il nous fait replonger à pieds joints dans notre hypnose. Le rythme de “Up” nous surprendra en nous donnant l’illusion d’une chanson structurée… Mais c’est pour mieux se faire (re)prendre au piège : le cadence imposée par le beat nous fait repartir, avec une euphorie maline, jusqu’à la fin !
Déstructuré, dense, malsain et hypnotique à la fois ; c’est cet étrange paradoxe qui a pu nous faire aimer rester bloqué dans un aéroport (et ne pas s’énerver) avec Brian eno dans les oreilles. C’est bien celui-ci qui nous hypnotise, qui nous fait perdre la tête dans ce labyrinthe où tous les bruits sont devenus prétexte d’expérimentations. Dans lequel ils sont tous devenus notes et source de mélodie.
Un album qui fera du neuf avec du désormais assez ancien. Une expérience sonore exposant un autre aspect des musiques électroniques (et ses origines)… Bien loin des dancefloors et des “pousseurs de disques” actuels disions-nous ?
A écouter aussi : Oneohtrix Point Never – Russian Mind (2009, No Fun Productions)
Les familles protestantes allemandes distribuaient des images pieuses pour faire patienter leurs enfants jusqu’à Noël. C’était en 1920, l’origine du calendrier de l’avent. En 2011, le plus gros producteur électronique germanique nous distribue, lui, vingt-quatre remixes pour nous faire patienter jusqu’au déballage des cadeaux. Alors si tu as déjà acheté ton calendrier de l’avent, Boys Noize te propose d’habiller ce plaisir journalier et gourmand avec cette compilation.
Néanmoins, les saveurs varient selon les jours. La polyvalence de ce producteur et la diversité de ses collaborations laissent un goût différent dans les oreilles suivant les ingrédients de composition. Le trop plein de sucre avec Snoop Dogg et NERD ou la matière brute de Djedjotronic peuvent parfois surprendre. Mais c’est finalement ce qu’on aime chez le chocolatier électronique Alexander Rihda ; sa capacité à nous surprendre. A nous surprendre en train de nous gaver sur un dancefloor ou de nous faire monter le son de notre radio avec Depeche Mode ou Kaiser Chiefs.
Alors même si certaines friandises sont un peu indigestes (Justice entendu maintes et maintes fois en club, ou encore Snoop Dogg et Marilyn Manson qui n’avaient pas besoin d’une distortion électronique pour sonner gros), on prend plaisir à redécouvrir certains titres. “My Moon My Man” de Feist pour la quête du cadeau idéal (un iPod ?), “Monkey Flip” de Modeselektor pour faire face à la foule des rayons des grands magasins, Gonzales pour dresser votre table ou encore “This Is Acid” devant un miroir pour trouver la tenue parfaite du réveillon sans parler du titre d’Apparat qui sera idéal pour le champagne et l’adrénaline des cadeaux… A vous de trouver finalement quelle chanson habillera le mieux chaque jour de votre mois de décembre.
Cette large revue des collaborations d’un producteur devenu incontournable nous montre tout de même l’étendue de son talent, allant des clubs aux stades en passant par la FM. Faisant aussi le grand écart entre David Lynch et Snoop Dogg, entre Charlotte Gainsbourg et Para One. Mais attention, les chocolats de ce calendrier de l’avent musical sont à consommer avec modération !
A écouter aussi : Boys Noize – Oi Oi Oi (2007, Boysnoize Records)
Rendez-vous des professionnels de la musique depuis quatre ans, le Sonic Visions à la Rockhal (Esch-sur-Alzette au Luxembourg) permet aux formations régionales de lever leurs interrogations sur les problématiques liées à leurs projets et de belles rencontres avec des professionnels des musiques actuelles.
Cette année, entre autre, étaient programmées des interventions sur la promotion digitale en compagnie de Virginie Berger (fondatrice du blog Don’t Believe The Hype), synchronisation et revenus via l’image et l’habillage sonore ou encore le récit des expériences studio de Moses Schneider (collaborant depuis 2004 les berlinois de Beatsteaks). Pour couronner le tout, des concerts de qualité le soir : Metronomy, Mutiny On The Bounty, Yuksek, Planningtorock…
L’occasion pour nous de mettre en avant la Rockhal et son centre de ressources à l’initiative de cette messe annuelle. Pour nous en parler, Sam Reinard.
Bonjour Sam. La première question qui nous vient est quel est le rôle du centre de ressources ?
Le centre de ressources est un endroit dans lequel on peut s’informer : 1000 livres en trois langues (français, anglais et allemand) sont à disposition du public. Des périodiques des plus classiques aux plus pointus sont aussi consultables sur place. L’adhésion pour les emprunts est gratuite.
On peut aussi s’y former grâce aux rencontres qui y sont organisées, aux workshops mais aussi aux master class. Attention, nous ne sommes pas une école de musique et ne proposons pas de cours. Nous arrivons en complément et pouvons travailler un aspect du projet avec l’artiste mais le but n’est pas l’apprentissage d’un instrument.
Nous organisons aussi différents événements pour les formations locales comme le Screaming Fields (sorte de festival pour les jeunes talents luxembourgeois) et bien sûr les 24 Heures Electroniques et le Sonic Visions.
Pourrais-tu nous préciser quel est le but de ces événements à l’initiative du centre de ressources ?
Les 24 Heures Electroniques sont focalisées sur la pratique. Via des ateliers sur la composition par exemple nous essayons de stimuler la création et la créativité des participants. Cette formule à un peu sa jumelle avec le Rock Tools qui est elle plus axée sur l’esthétique rock.
Le Screaming Fields lui permet aux jeunes talents luxembourgeois une visibilité et l’expérience de la scène.
Le Sonic Visions se veut, lui, un lieu de rencontre entre professionnels de la musique et artistes émergents. L’enjeu est double : former le musicien via les rencontres mais aussi pouvoir le promouvoir grâce aux showcases organisés mais aussi en dialoguant avec les intervenants présents pendant les deux jours du festival.
Cette année, les thématiques des rencontres étaient beaucoup plus axées sur le groupe, son développement, sa promotion. Ce qui doit encourager d’autant plus les formations à instaurer un dialogue avec les professionnels.
Pour résumer…
Pour résumer nous sommes présents sur plusieurs volets :
- La création avec les 24 Heures Electroniques ou Rock Tools.
- La formation via les workshops, conférences et rencontres que nous organisons tout le long de l’année en compléments de celles ayant lieu pendant le Sonic Visions par exemple.
- L’accompagnement des pratiques avec un studio d’enregistrement à disposition des groupes mais aussi d’information avec le fond documentaire et enfin dans la promotion avec des événements facilitant l’accès aux professionnels et à leurs réseaux pendant le Sonic Visions et parfois les 24 Heures Electroniques. Par ailleurs, nous mutualisons aussi notre réseau en mettant à disposition une base de données des groupes luxembourgeois.
Membre du réseau Multipistes, la Rockhal nous propose donc une multitude de “rendez-vous” destinés tant au public qu’aux artistes (de tous niveaux d’ailleurs) permettant peut être de mieux comprendre l’environnement d’un groupe ou un contexte d’oeuvre.Tant de choses devant nous inciter à la pratique et à la découverte.
On connaît l’importance de formations comme Black Flag ou Black Sabbath quand on parle généralement de métal. Pas étonnant donc que le mélange des deux (répondant à la dénomination de sludge) soit matérialisé par un groupe aux penchants noirs. Cette teinte hybride se nomme Black Tusk et est originaire de Géorgie (comme bien d’autres d’ailleurs : Mastodon à Atlanta et Baroness et Kylesa de Savannah comme l’intéressé).
On ne propose donc pas ici de révolutionner l’histoire du métal ou d’exposer la meilleure technique. Le maître mot est l’efficacité ! Celle que l’on retrouvait dans le hardcore “made in DC” et qui influence des titres comme “Carved In Stone” ou “Growing Horns”. Celle que l’on retrouvait dans les lignes de basse de Black Sabbath et qui orne la plupart des morceaux.
Le tableau est basé sur ces deux nuances. La troisième teinte réside dans la variation d’intensité qui donne une certaine profondeur à l’album. Primordial me direz-vous car les compositeurs nous laissent peu de répit ! “Mass Devotion” nous permet de respirer avant d’attaquer et “Set The Dial To Your Doom” est une belle rampe de lancement jusqu’au point de fuite que constitue “Crossroads And Thunder”. Efficace mais peut-être trainant en longueur.
C’est ainsi que pour les connaisseurs, cette demi-heure pourra être un prétexte pour se replonger dans les vieux disques de Melvins, Black Flag ou même parfois Queens Of The Stage Age. La récente réédition de Passage Through Purgatory ou Taste The Sin, seront aussi des arguments de poids pour ne pas considérer ces dix titres comme incontournables : cet album donne un rendu jouissif et efficace mais, encore une fois, pas réellement neuf. Voyez-y tout simplement Henry Rollins, Josh Homme et Ozzy Osbourne enfermés dans un ascenseur avec comme seule compagnie une guitare, un micro et du LSD (pour reprendre la célèbre phrase de Derrick May décrivant la techno de Detroit).
A écouter aussi : Black Tusk – Passage Through Purgatory (2008, Hyperrealist)
Si tu collectionnes les bracelets de festivals, que tu parles comme Laurent Fignon (version 2010) après un concert et que ta chambre s’est transformée en lieu de culte pour ton artiste favori, cet article est pour toi. Toi qui est donc connecté à Facebook et/ou Twitter (pour guetter les moindres faits et gestes du groupe que tu vénères), la récente polémique concernant Birdy Nam Nam n’a probablement pas dû t’échapper. On ne reviendra donc pas ici sur les propos tenus par ces champions DMC (en 2002) mais sur… toi. Toi qui a pu t’indigner face à la communication pas très diplomatique de Need ou qui a trouvé cette réponse normale.
A travers les quelques exemples ci-dessous, tentons enfin de répondre à cette question : fan, qui es-tu ?
Mark David Chapman, le public de Newport ou du Théâtre des Champs Elysées (et plein d’autres exemples…) : le fan n’aime pas être trahi
Igor Stravinsky, Bob Dylan, John Lennon… Trois personnages ayant révolutionné l’histoire de la musique. Demandez cependant à un festivalier de Newport (cru 1965) ce qu’il a pensé de la prestation de Bob Dylan ou à un chanceux qui aurait participé à la création du Sacre du Printemps à Paris un soir de mai 1913. Outré, scandalisé… la majorité des gens n’a pas compris la mise en avant du rythme de Stravinsky ou encore le passage électrique de Bob Dylan. Ces deux événements ont ainsi provoqué émeutes et indignations de la part du public, traitant Dylan de Judas ou rebaptisant le ballet Le Massacre Du Printemps. Quelques semaines plus tard, Stravinsky sera porté aux nues pour sa composition et “Like A Rolling Stone” est désormais fréquemment citée comme l’une des plus belles compositions de l’histoire de la musique.
Un comportement allant à l’encontre des fans ou un changement de direction – qu’il soit musical ou humain – peut parfois se solder par une fin beaucoup moins heureuse. En ce 8 décembre 1980, Mark David Chapman, texan d’origine, catholique convaincu et fan des Beatles, en a assez. Assez de cette arrogance affichée par son héros, John Lennon, devenu milliardaire. Il se sent trahi et pense que celui-ci a renié le message pacifiste et libertaire prôné par le groupe de Liverpool. Le pire arrive : à 22h50, MDC vide son chargeur de calibre 38 sur l’artiste…
Le fan est donc exigeant et capable du pire. Se sentant trahi lorsqu’un artiste change de direction, casse des codes, il peut être sans pitié (Birdy Nam Nam peut du coup en témoigner). D’autre part, doit-on toujours donner au public ce qu’il veut entendre ? La réponse est évidente et si l’on tenait un tel propos, le patrimoine musical devrait peut être se passer de “Like A Rolling Stone” et du Sacre comme références. Les révolutions d’aujourd’hui ne font-elles pas les références de demain ?
Les cas de Penny Lane et Nancy Spungen :
Les deux savent qu’en fréquentant un artiste, elles pourront s’assurer la célébrité ou mieux : un statut social. Alors elles les suivent : la première va accompagner le groupe Stillwater dans le film de Cameron Crowe et la seconde va se lier d’amour (et de violence) avec Sid Vicious (Sex Pistols) pendant vingt trois mois.
Branché mais fauché. La formule trouvée par le mensuel Technikart court toujours et était déjà valable à l’époque des hippies ou des punks. Le fan peut avoir une image de branché et vivre par procuration. Celui-ci désire aussi l’exclusivité. Exclusivité musicale mais aussi sur des détails croustillants de la vie interne du groupe.
Stan : le fanatisme tragique
Vous connaissez peut-être ce célèbre personnage d’une chanson d’Eminem et sa femme d’un clip, Dido ? Cette fiction de six minutes et quarante quatre secondes (pour la version album) nous plonge dans la vaine tentative de contact entre Stan et son rappeur favori : Eminem. Excédé de ne pas avoir de réponse, celui-ci devient agressif envers sa compagne (Dido, enceinte pour l’occasion) et leur donne la mort. Dans le livret accompagnant l’album, l’artiste remercie donc les gens qui le soutiennent (ou pas) : “Eminem would like to thank everyone that knows they deserve it. And fuck you to everyone that deserves it too.”.
Le fan va donc très loin. Au delà du désir de ressembler à son artiste favori, il est prêt à sacrifier sa vie entraînant la disparition de ses proches. Le fan est aussi persévérant : il envoie des lettres et ne compte pas son temps pour pouvoir enfin entrer en contact avec lui.
My Major Company : don’t believe the fan
Mais que Stan se rassure, les choses ont changé depuis le début des années 2000. La multitude d’outils mis à disposition des artistes (réseaux sociaux etc…) permet le développement de la stratégie marketing direct-to-fan (proposition du produit au public sans intermédiaire).
La pédagogie paie c’est sûr et le travail de sensibilisation concernant la participation (financière pour la plupart des cas) du public à la création des oeuvres a pu déboucher sur de beaux projets (In Rainbows de Radiohead par exemple). Mais ce que propose cette entreprise va au-delà. Originaire de Paris et créée en 2007, My Major Company propose au public de devenir producteur avec le slogan “Music is your business”. La participation est financière une fois encore mais ici, le site propose en sus une spéculation sur l’artiste. On peut donc acheter un pourcentage des parts d’un projet artistique et se faire rétribuer (à hauteur de 40%). De quoi faire rêver. Moins de ventes de disques, moins de tournées pour assurer un revenu via le merchandising… My Major Company pourrait se présenter comme une alternative. Le statut du fan aurait-il donc muté ? Néanmoins, la question subsiste : doit-on donner au public ce qu’il veut ? Si le modèle proposé par My Major Company se répand, ne risquerait-on pas de tuer les “casseurs de codes” comme Dylan ou Stravinsky ? Quand on voit ce qui est sorti de cette entreprise (Grégoire par exemple), on peut en effet avoir quelques doutes.
Ces quelques cas (re)posent la sempiternelle question : “qui se trouve au centre du système?” L’artiste ou le public ? Doit-on bannir un artiste parce qu’il change de source d’inspiration ? Doit-on toujours donner au public ce qu’il veut entendre ? My Major Company n’est-elle pas la preuve et l’apogée de la monétisation du fan ? Le plus important n’est-il pas la musique ?
Ce vent qui souffle sur ces quatre garçons ne vient pas de Liverpool. Il est beaucoup plus froid et souffle de l’Alaska. Bien loin des docks du Nord britannique, on retrouve pourtant l’influence des Beatles dans les compositions de Portugal The Man (c’est dire la renommée du Fab Four !!!). On se dira que c’est peut être cette “isolation géographique” qui a fait passer sous silence les cinq premiers albums de ce groupe. Ceux-ci ont néanmoins été signés chez Fearless et Equal Vision (pour Church Mouth et Censored Colors), deux écuries de références dans le milieu punk-rock (la première pour avoir signé At The Drive-In, la seconde pour être le label de Ray Cappo, membre de Youth Of Today). On s’étonne donc du manque d’engouement pour ces artistes ayant quand même composé six albums en autant d’années.
Il aura fallu attendre une signature chez Atlantic (celle-ci permet, pour la première fois, à ce groupe d’être distribué en France) pour faire profiter à un plus grand nombre d’oreilles ce mélange entre la composition des Pixies, Led Zep et une pointe pop 60′s façon Beatles ou The Zombies. Les cordes et les choeurs qui enduisent des titres comme “So American”, “Floating (Time Isn’t Working My Side)” ou “Head Is A Flame (Cool With It)” nous réchauffent littéralement le coeur alors que la voix aigüe de John Gourley nous fait en même temps frissonner (“Share With Me The Sun”, “Everything You See (Kids Count Hallelujah)”). Cet équilibre de température réussit à ne pas à nous rendre malades tant les chansons s’enchaînent avec cohérence et fluidité.
La formation gagne aussi un renfort de choix pour l’enregistrement de cet album : Andy Wallace s’est occupé du mixage de ces onze titres (comme il l’avait fait auparavant pour Nirvana, Sonic Youth, At The Drive-In ou encore Jeff Buckley). Normal donc de retrouver ce côté pop sous ces airs d’indé-psyché-progressif du grand Nord..
Rassurez-vous, même si Portugal The Man ne fait que (re)découvrir David Bowie et son “Moonage Daydream” sur un traîneau, Frank Black ou John Lennon en plein spleen enneigé et Led Zeppelin coincé entre un élan et un igloo, l’ensemble reste accessible, frais et malgré tout innovant. Sans avoir de sensation de déjà-entendu. L’hiver a déjà trouvé sa bande-son !
A écouter aussi : Portugal The Man – Church Mouth (2007, Fearless Records)