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Paradoxal. Voici le mot qui nous vient à l’esprit à l’écoute de ces 9 titres de Terminal Sound System, projet de l’australien Skye Klein (Halo, The Circle Of Lebanon). Comment un nom de groupe et d’album aussi austères peuvent-ils être si addictifs ? Ne pas être superficiel dit-on… Même si, de prime abord, cette véritable expérience sonore peut nous sembler un peu rude en cette fin d’été, elle peut peut être nous aider à se poser certaines questions.

Comment expliquer, par exemple, le fait de rester bloqué à notre casque qui nous tonne « Lords Of The Living, Masters Of Dead » (le titre d’ouverture) pendant 7 minutes ? Son orchestration lourde et contemplative à la fois probablement. Les atmosphères différentes dans lesquelles ce genre de musique peut nous immerger aussi. Car lorsque l’on est courageux et que l’on dépasse l’étape de la première chanson, on peut y découvrir des trésors cachés. Des chansons plus intimistes (« Run, Just Run ») qui vont définitivement nous lier à ce que l’on écoute et qui vont nous pousser à découvrir ce qu’il y a derrière.

Ce qu’il y a derrière est une véritable machine introspective nous aidant à mieux comprendre au fil des minutes ce qui peut nous passionner dans la musique.

Comment peut-on rendre le temps infini avec une orchestration si variée au fil des chansons par exemple ? Celles-ci se suivent, sont différentes mais gardent un propos clair : une créativité sans limite, une interprétation presque irréprochable tout en gardant le sentiment de ne pas se répéter.

De la transe où peut nous transporter un morceau comme « Crowded Skies » aux rythmiques très denses, lourdes et déstructurées qui hantent « Long Division », on ne pourra qu’apprécier la variété des traitements du son sans jamais nous fatiguer.

Comment peut-on maîtriser aussi bien les inspirations électroniques présentes sur les deux premiers albums de la formation (Compressor en 2007 et Constructing Towers en 2008) et nous livrer un rendu aussi orchestral, atmosphérique plus proche d’un Jesu ou d’un Isis que d’un Squarepusher et matérialisé par Heavy Weather ? Peut être en ayant compris ce qui liait les deux : le son.

L’exemple le plus frappant se trouve à la fin de l’album avec le titre « When It All Breaks Down » alliant minimalisme et finesse des arrangements.

Comment finalement le rock – esthétique finalement simple – a pu produire une chose aussi étrange et fascinante ? Peut être en se posant toutes ces questions au fil de son histoire ce qui l’a (probablement) aidé à avancer.

A écouter aussi : Terminal Sound System – Compressor (2007, Extreme)

Site de Terminal Sound System

Denovali Records

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