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Dans la classification des éléments musicaux, Leslie Feist recouvrirait plusieurs cases. Ayant débuté par le punk avec une formation nommée Placebo (rien à voir avec Brian Molko), la jeune canadienne passe par les notes bleues du jazz (sur Let It Die), les remix sur Open Season et confirme son talent de compositrice sur The Reminder. Talent reconnu tant par les publicitaires Apple (avec le titre « 1234 ») que par James Blake étayant, encore une fois, le côté unanime de la musique de Feist. Le métal le mieux conservé du Canada nous revient alors avec son 5ème album

Celui-ci a, cette fois-ci, été conditionné au froid et la tonalité des chansons le prouve. A Big Sur en Californie, les habitués Mocky et Chilly Gonzalez sont allés creuser dans les méandres les plus sauvages de l’artiste pour y déterrer douze titres moins immédiats tirés d’une période de retraite de la demoiselle. «  »1234″ n’a pas fait un bon boulot en tant que représentant d’un album complet » confesse t-elle. Pour remédier à ça, isolation (pas la chanson de Joy Division), Moitessier, cabane au fond du jardin (celle de la maison familiale pas celle de Cabrel) et Steinbeck sont venus catalyser la réaction de transformation de l’artiste. De compositrice de musique de pub à celle de trentenaire écorchée.

Car même si la mélodie règne encore une fois en maître, le ton change. Aussi froid qu’une flèche en plein coeur, les trois premiers titres nous transportent dans les paysages désertiques, réactifs indispensables de l’album. Avec un son plus épuré mais des arrangements toujours aussi efficaces (« Bittersweet Melodies »,  » A Commotion »), Feist arrive à nouer une certaine proximité avec l’auditeur. Des titres devenant incandescents et dégageant de plus en plus de lumière jusqu’à « Woe Be », « Confort Me » et « Get It Wrong, Get It Right » ponctuant à merveille le message de l’artiste. Revenir à quelque chose de plus naturel, de plus sincère peut être aussi.

Malgré une forte attente d’un The Reminder bis, on est agréablement surpris par cette rennaissance artistique qui nous aimante pendant 50 minutes. Feist a donc réussi à muter à travers les albums sans pour autant oxyder sa qualité de composition.

A écouter aussi : Feist – Let It Die (2004, Arts & Crafts International)

Site de Feist

Site de Cherrytree

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