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Nos hanches bougent encore lorsque l’on se souvient du « Sound Of Kuduro » chanté par MIA en 2008 et figurant sur Black Diamond, album jouissif au possible. Celui-ci avait pu se présenter comme une alternative à la turbine électronique ou aux distorsions sonores appliquées (à outrance) au dubstep se frayant un chemin vers le mainstream. Deux ans pour se remettre de la transe procurée par la sélection élaborée pour le Fabriclive 49 et Buraka Som Sistema revient nous faire danser avant l’hiver.

On doit avouer que les choses ont assez mal commencé : le premier single « Hangover (BaBaBa) » tiré de l’album était largement en dessous des attentes après la claque prise trois ans plus tôt. Claque qui popularisa le kuduro, esthétique inventée dans les années 80 à Luanda en Angola.

Quand on écoute l’album on comprend mieux : ceux qui attendent ce genre de boucle chaloupée, fonçant à 130 et faisant bouger nos membres risquent d’être déçus. Malgré une belle entrée sur « Eskeleto », il faut attendre le troisième titre (« Voodoo Love ») et les voix de Terry Lynn et Sara Tavares pour esquisser un mouvement de la tête. On est bien loin de « Kalemba » et de ses rythmiques certes primaires mais qui arrivaient à nous secouer dans notre fauteuil.

L’ensemble reste plus ou moins sur ce faux rythme. Sans cesse à la poursuite de l’explosion que peuvent laisser entrevoir des titres comme « (We Stay) Up All Night » ou « Macumba » (accompagné de Mixhell), la douzaine de titres nous laisse un peu sur notre faim.

Néanmoins, là où Black Diamond pouvait s’avérer répétitif dans le propos, Komba montre une variété de sons et de rythmes plus riche que sur l’album précédent… encore une fois, au détriment de l’aspect jouissif du rendu. Des titres comme « Hypnotized » ou « Vem Curtir » nous expose, par exemple, un côté plus modéré de la formation lusitanienne avec un travail sur le son plus poussé lorgnant vers le dub.

Buraka Som Sistema n’arrivera donc pas à nous reprocurer ce plaisir coupable. Celui d’être pris d’une furieuse envie de danser sur un genre que l’on avait pu – un temps – penser désuet voire ringard. La fête colorée que nous avait fait vivre Black Diamond laisse place à un rituel angolais, un tantinet ennuyeux mais avec un peu plus d’âme, se déroulant après la mort d’un proche… le komba.

A écouter aussi : Buraka Som Sistema – Black Diamond (2008, Sony BMG)

Site de Buraka Som Sistema

Enchufada

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