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Ce vent qui souffle sur ces quatre garçons ne vient pas de Liverpool. Il est beaucoup plus froid et souffle de l’Alaska. Bien loin des docks du Nord britannique, on retrouve pourtant l’influence des Beatles dans les compositions de Portugal The Man (c’est dire la renommée du Fab Four !!!). On se dira que c’est peut être cette « isolation géographique » qui a fait passer sous silence les cinq premiers albums de ce groupe. Ceux-ci ont néanmoins été signés chez Fearless et Equal Vision (pour Church Mouth et Censored Colors), deux écuries de références dans le milieu punk-rock (la première pour avoir signé At The Drive-In, la seconde pour être le label de Ray Cappo, membre de Youth Of Today). On s’étonne donc du manque d’engouement pour ces artistes ayant quand même composé six albums en autant d’années.

Il aura fallu attendre une signature chez Atlantic (celle-ci permet, pour la première fois, à ce groupe d’être distribué en France) pour faire profiter à un plus grand nombre d’oreilles ce mélange entre la composition des Pixies, Led Zep et une pointe pop 60’s façon Beatles ou The Zombies. Les cordes et les choeurs qui enduisent des titres comme « So American », « Floating (Time Isn’t Working My Side) » ou « Head Is A Flame (Cool With It) » nous réchauffent littéralement le coeur alors que la voix aigüe de John Gourley nous fait en même temps frissonner (« Share With Me The Sun », « Everything You See (Kids Count Hallelujah) »). Cet équilibre de température réussit à ne pas à nous rendre malades tant les chansons s’enchaînent avec cohérence et fluidité.

La formation gagne aussi un renfort de choix pour l’enregistrement de cet album : Andy Wallace s’est occupé du mixage de ces onze titres (comme il l’avait fait auparavant pour Nirvana, Sonic Youth, At The Drive-In ou encore Jeff Buckley). Normal donc de retrouver ce côté pop sous ces airs d’indé-psyché-progressif du grand Nord..

Rassurez-vous, même si Portugal The Man ne fait que (re)découvrir David Bowie et son « Moonage Daydream » sur un traîneau, Frank Black ou John Lennon en plein spleen enneigé et Led Zeppelin coincé entre un élan et un igloo, l’ensemble reste accessible, frais et malgré tout innovant. Sans avoir de sensation de déjà-entendu. L’hiver a déjà trouvé sa bande-son !

A écouter aussi : Portugal The Man – Church Mouth (2007, Fearless Records)

Site de Portugal The Man

Atlantic

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